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Strong Dad*

par Geoff Neupert, Master SFG

(« Papa fort » – angl.)

STRONG DAD

Quelle est ma définition d’un « papa fort »? Question intéressante. Elle vient d’une question plus large, quelle est la définition de « fort » en général ? Pour moi, la réponse à cette question est multiple.

  1. Être fort est d’être capable de faire physiquement tout ce que je veux sans restrictions, ni limitations.

Laissez-moi expliquer. Récemment nous sommes allés dans les montagnes entourant notre maison pour une petite randonnée en famille. Je portais ma fille tout au long de la montée. Il y a dix ans ç’aurait été virtuellement impossible.

Pourquoi ? A cause de mes blessures orthopédiques. A l’époque chaque pas dans les escaliers ou sur le flanc d’une colline était douloureux. Alors, j’évitais de faire ce genre de choses comme je pouvais.

Aujourd’hui ? Je suis capable. De courir. Sauter. Grimper. Monter les escaliers, les collines, les montagnes. Sans douleur. Ca rend la vie géniale. Comment j’ai fait?

  1. J’ai décidé que c’était possible.
  2. J’ai poursuivi cette possibilité sans relâche.
  3. Je refusais d’accepter la réponse négative.
  4. Je continuais à chercher jusqu’à trouver une solution.
  5. J’appliquais cette solution jusqu’à atteindre mon objectif.

Assez simple. Vous pouvez faire la même chose.

  1. La force est le contrôle, ou au moins le self-contrôle.

Je ne veux pas « réagir » à ce qui se passe, je veux répondre. Je veux être émotionnellement stable. Pour y arriver je cultive le côté « spirituel » de ma vie. Et j’utilise aussi mes entraînements.

Je peux contrôler mon esprit en utilisant et en renforçant mon corps. Et vice versa. J’utilise alors mon esprit pour contrôler mon corps. Plus je fais l’un, mieux je suis capable de faire l’autre. C’est un joli petit cercle vertueux.

Il a été plusieurs fois démontré que l’exercice et l’activité physique aident à contrôler les substances chimiques du cerveau, les neurotransmetteurs dopamine et sérotonine, qui, à leur tour, contrôlent ou tout au moins, influencent très fortement l’humeur.

Je veux être toujours capable de contrôler mes pensées, mon humeur et mes émotions et donc, ma réponse à toute situation. Et en cela, je veux être un exemple pour mes enfants.

  1. La force est la capacité de surmonter.

C’est une de mes définitions préférées. Je veux être capable de « conquérir » n’importe quel obstacle en face de moi. J’ai découvert que me discipliner en renforçant mon corps et en le transformant comme je le souhaite (plus fort, plus mince etc.) me permet d’être plus confiant face à l’incertitude et d’en sortir beaucoup plus souvent vainqueur.

Et même quand je ne réussis pas, j’ai assez de confiance pour me relever, me secouer et essayer encore, sans m’apitoyer sur mon sort, ni me flageller.

  1. Les STANDARDS de force sont personnels mais pour de meilleurs résultats, ils devraient être basés sur « la science ».

En ce qui me concerne, j’aime bien – non, c’est une expression trop faible – j’ai une passion irrépressible pour être physiquement fort et bien conditionné. Cette passion vient de mon histoire personnelle : j’ai vu mon père faillir à se prendre en charge.

A l’âge de 40 ans il était sous traitement pour son hypertension et son taux de cholestérol. Quand j’ai vu ça, je me suis juré que jamais je ne serai comme lui. Aujourd’hui, après une vie entière passée à se négliger physiquement, il est dans une maison de retraite à l’âge de 69 ans. Je HAIS – je répète – JE HAIS ça. Et JE NE SERAI PAS COMME CA.

Alors, j’ai mes propres standards. Par exemple, il y a quatre semaines j’ai « accidentellement » fait deux séries de deux Presses avec la barre au même poids que mon poids de corps (PdC). C’est un de mes standards.

Un autre standard est le Squat avec deux fois mon PdC. Un autre est le Soulevé de terre avec deux fois et demi mon PdC. Un autre est d’être capable à n’importe quel moment de faire 10 tractions strictes. De toujours être à au moins 80% de « Beast Tamer » [un Press, une traction et un Squat sur une jambe avec un KB de 48kg]. De toujours être capable de passer le SFG Snatch test [100 Snatches en 5 minutes avec un KB de 24kg]. Un autre est de rester mince, autour de 10-12% de masse grasse.

Mais ce sont mes propres standards. Vous allez devoir créer les vôtres. Pourquoi j’ai choisi les miens ? Parce que, comme je dis souvent : « Plus on est fort, plus on est difficile à tuer ». Alors, quels sont vos standards ? Voici pour vous quelques suggestions si vous avez du mal à les définir :

  1. Cherchez à vous débarrasser de toutes les douleurs et restrictions et à rester ainsi.

Ca rend la vie plus facile. La plupart des gens finissent dans les maisons de retraite parce qu’ils ne sont plus physiquement autonomes. C’est la conséquence du manque d’effort à garder sa forme et sa force. Les membres de votre famille vont vous regarder gâcher vos « années d’or » et auront peut-être même le « privilège » de payer pour ça.

Débarrassez-vous de vos petits « bobos » et retrouvez un état de santé « normal ». Faites ça en premier. Être plus fort, plus mince, plus musclé dépendra de cette première étape.

  1. Préservez la force de vos jambes.

Que ce soit en maintenant un certain niveau en Squat, en Soulevé de terre ou autre exercice impliquant les jambes, c’est d’une importance critique. Plusieurs études ont démontré la corrélation entre la force des jambes et la longévité ainsi que la santé mentale.

Jambes faibles = corps faible + esprit faible.

  1. Devenez et restez mince.

La vérité est que, si vous êtes gros, avec l’âge perdre cet excès de poids devient de plus en plus difficile. Alors, une fois vous avez réussi à vous en débarrasser, luttez pour ne pas en reprendre.

Un de meilleurs moyens de le faire (c’est également d’une importance critique, alors faites très attention) est de vous entraîner pour gagner non seulement en force mais également en masse musculaire.

Pourquoi ?

Parce que vos muscles sont une machine métabolique. Ce sont eux qui brûlent toutes ces calories. Plus vous avez de muscle, plus grands sont vos besoins caloriques. Ça veut dire que vous pouvez manger plus sans stocker les graisses.

Plus important : la perte de masse musculaire est la première raison pour laquelle les gens se retrouvent dans les maisons de retraite.

Et puis : il y a une directe corrélation entre la minceur saine et la capacité d’augmenter sa masse musculaire. Plus vous êtes mince, plus facilement vous prendrez du muscle. Et plus vous avez de muscle, plus vous sera facile de rester mince. (Tout cela est dû à l’équilibre hormonal du corps).

Si ça vous semble fastidieux à mettre en place, ne vous inquiétez pas. Je l’ai fait. Je suis revenu de loin et aujourd’hui je fonctionne à un niveau largement au-dessus de la moyenne. Et vous en êtes capable vous aussi.

Affaire à suivre…

 

 

Pourquoi les stratégies avancées sont si souvent inefficaces

par Craig Weller,

article publié à l’origine sur le site « Precision Nutrition »

STRATEGIES 1…Pendant dix ans je pensais que je savais faire du surf. D’accord, je n’étais pas exactement Duke Kahanamoku. Mais je persistais dans mon amour de ce sport en faisant de voyages spéciaux au Mexique, à la Nouvelle Zélande, aux USA et au Costa Rica. Le seul problème était que… je ne savais pas vraiment ce que je faisais.
J’ai certainement reçu plusieurs conseils depuis toutes ces années. Mais un conseil, du genre : « Quand tu sens que la vague arrive, relève-toi ! » et « Essaie de mieux garder l’équilibre ! », ces conseils ne m’ont jamais beaucoup aidé. Mon progrès n’était pas énorme. Je n’étais même pas sûr comment faire la différence entre mes bons et mes mauvais automatismes.
Avec le temps j’ai commencé à surfer des vagues plus hautes. Je tombais un peu moins souvent mais je sentais que je faisais toujours n’importe quoi. Et puis je suis allé dans une école de surf. (La meilleure école de surf au monde, quand même).
En seulement une semaine d’instruction directe et structurée j’ai transformé ma capacité à surfer. Après dix ans de tâtonnements, mes compétences de surfeur ont fait un bond en avant en quelques jours.
Mais ce n’est pas tout. J’ai également appris quelques leçons très puissantes qu’on peut appliquer à tout, en particulier à la santé et à l’entraînement:

1.  Le « Just do it ! » n’est pas suffisant.
2.  Pour devenir meilleur en quoi que ce soit il faut un système. Plus concrètement, il faut ce qu’on appelle la « pratique délibérée ».

Ces leçons peuvent aider tous ceux qui essaient d’améliorer leur santé, leur condition physique et leurs habitudes alimentaires. Et ils peuvent aussi aider tous ceux qui veulent être meilleures coaches.

Comment « apprendre » l’exercice et la nutrition

Essayer d’améliorer sa condition physique ou de manger sainement est un peu comme apprendre à faire du surf. Il y a des vagues d’information conflictuelles qui vous frappent de tous les côtés. Les autres gens semblent connaître un « secret » que vous ne connaissez pas. Et vous tombez beaucoup.
Vous n’êtes jamais certain sur quoi vous devriez vous focaliser et qu’est-ce que vous faites mal. Et surtout : sans l’œil d’un expert et sans un bon système vous allez perdre énormément de temps et prendre des mauvaises habitudes.
Un débutant qui tombe de la planche de surf ne sait pas forcément pourquoi c’est arrivé. Ou ce qu’il devrait faire différemment la prochaine fois. Une pratiquante qui a mal au dos après plusieurs mois d’entraînement ou qui n’a pas amélioré sa forme physique avec son dernier programme ne pourra pas nécessairement en comprendre les raisons, ni trouver une solution. Quelqu’un qui essaye de perdre du poids ou de manger « sain » sans un plan précis, sans feedback, ni contrôle peut avoir l’impression qu’il ou elle « tombe », encore et encore.

STRATEGIES 2
Dans tous ces scénarios, juste « faire plus » pourrait faire plus de mal que de bien. Mais une pratique délibérée, que ce soit dans la salle de gym, dans la cuisine ou dans la vie en général peut booster votre progrès de façon dramatique, et rapidement.
Qu’est-ce que la « pratique délibérée » ? Je vais l’expliquer dans un instant. Mais d’abord, comprenons le contexte : où et quand vous pourriez en avoir besoin.

Les trois étapes du développement d’une compétence

Apprendre à faire quelque chose, que ce soit manger sainement, conduire une moto ou faire un salto arrière, n’est qu’une question de bonnes compétences. Et le développement d’une compétence est un processus continu défini plus ou moins nettement par ses trois étapes.

Étape 1 : Lentement et consciemment

Souvenez-vous comment vous avez appris à taper sur le clavier. Au début vous « chassiez » les lettres, une par une. L’apprentissage était lent, conscient et nécessitait toute votre attention. Vous faisiez de grosses erreurs, souvent. Vous ne pouviez vous concentrer que sur une chose à la fois, comme trouver ce satané point-virgule.

Étape 2 : Aller à la sensation

Au bout d’un moment vous commenciez à taper de mots, voire des phrases entières, plutôt que de les assembler lettre par lettre. Vous êtes devenu plus rapide et plus précis. Vos erreurs sont devenues plus rares et moins importantes. Vous n’aviez plus besoin de trop réfléchir. Au lieu de ça, vous alliez plus « à la sensation ». Quand vous frappiez la mauvaise touche, vous le saviez souvent avant même de voir la lettre sur l’écran.

Étape 3 : Instinct et intuition

Si vous avez continué à travailler sur cette compétence, vous êtes éventuellement arrivé au point où vous n’avez plus besoin de « travailler » dessus ou même réfléchir. Vous pouvez simplement « faire » (« just do it »). Les lettres « sortent » de sous vos doigts de manière fluide et vous n’avez même plus besoin de voir où elles sont. Vous pouvez taper en écoutant la musique ou même en faisant une conversation. Désormais vous êtes au niveau de « suffisamment bon ».

Quand « suffisamment bon »… n’est pas suffisant

Maintenant, imaginons que vous n’avez pas besoin d’être un « maître du clavier ». Vous avez juste besoin d’être « suffisamment bon ». Vous êtes heureux au niveau que vous avez atteint. Ça roule pour vous.
Voici une chose importante à savoir : améliorer ses compétence au-delà de ce niveau demande un vrai travail. Vous n’allez pas devenir un « maître du clavier » par accident. Vous allez juste être… OK.
La définition scientifique de « suffisamment bon » vient de la théorie de « tolérance mutuelle ». C’est le niveau de performance que les gens, dans leur majorité, seraient contents d’atteindre mais pas dépasser. Et c’est presque toujours en deçà de ce dont ils seraient capables.
Maintenant, il n’a rien de négatif par rapport au « suffisamment bon ». A moins que vous vouliez en effet devenir encore meilleur. Et c’est là que la « pratique délibérée » fait son entrée.

STRATEGIES 3La « pratique délibérée »

Quand vous faites quelque chose encore et encore, vous allez vous améliorer, jusqu’à un certain point. Au-delà, pratiquer plus ne vous aidera pas. Pensez à tous ces gens qui sont nuls au volant alors qu’ils conduisent depuis des années. Pour devenir meilleur votre pratique doit être délibérée, c’est à dire, avoir un but et un feedback.
Dans le surf, c’est la différence entre « monte sur la planche! » et surfer en essayant d’améliorer un élément technique spécifique. Dans une salle, c’est la différence entre aligner des répétitions en passant d’un exercice à l’autre et faire attention à la position de la colonne vertébrale pendant le Squat. Et pour un coach, c’est la différence entre dire à quelqu’un : « Vas-y ! Fais-le ! » et pointer un élément spécifique sur lequel se concentrer.

Devenir meilleur peut vouloir dire devenir plus mauvais… brièvement

La pratique délibérée cache tout de même un piège : vous devez vous autoriser à être nul pendant quelque temps. Parce que pour aller au-delà de « suffisamment bon » vous devez « redescendre » jusqu’au niveau où vos actions redeviennent conscientes. En d’autres termes, jusqu’au niveau où vous n’êtes plus « suffisamment bon ».
Beaucoup de gens ont du mal avec ça. Quand ils ont déjà une certaine connaissance par rapport à l’entraînement ou à l’alimentation saine, c’est difficile de régresser. Ils protestent. « Je suis déjà suffisamment bon. Donnez-moi quelque chose de plus avancé ».
Personne ne veut se sentir refoulé au niveau de « L’Alimentation Saine pour les Nuls » ou « Le Développé Couché pour les Débutants ». Mais même si c’est apparemment paradoxal, c’est là qu’ils doivent aller pour passer au niveau vraiment avancé des stratégies d’exercice et/ou de nutrition.

Développer « l’instinct »

Le « délibérée » de la « pratique délibérée » est essentiel. Quand on ne fait pas attention à ce qu’on fait, quand on ne sait pas vraiment pourquoi on le fait ou quand on ne sait pas si on le fait bien, on ne s’améliore pas. Nos actions restent aléatoires.
En revanche, quand on essaye de faire quelque chose de spécifique, quand on étudie les résultats pour faire des ajustements avant d’essayer à nouveau, on apprend. On apprend mieux et plus vite.
Avec ce feedback conscient et verrouillé sur un objectif on obtient une appréciation des choses plus profonde et intuitive. On n’a plus besoin de tout analyser. On est capable de voir les choses différemment, comme un menuisier qui remarque que le cadre de la porte est déformé sans devoir le mesurer. On prend les bonnes décisions avec moins d’information tout en ignorant les distractions.
En retour, ce processus du développement conscient d’intuition aide notre cerveau à être encore meilleur à l’apprentissage. Ainsi, l’instinct d’un expert et sa capacité à réagir avec une vitesse et une précision en apparence surhumaines ne sont pas du tout magiques. C’est le résultat d’une pratique délibérée.

Les Lego du développement de compétences

Alors, comment met-on la « pratique délibérée » en… pratique ? Imaginez que vous êtes en train d’empiler une série de Lego. L’apprentissage est séquentiel. On construit la compréhension bloc par bloc, en mettant un Lego d’apprentissage sur le sommet du précédant, en les emboîtant pour mieux les connecter.
En termes de mouvement, on construit des mouvements complexes à partir d’éléments beaucoup plus simples, tous connectés au sein d’un même ensemble.

STRATEGIES 4

Quand vous apprenez un sport, vous pouvez travailler chaque Lego individuel séparément : le dribbling en basket, le mouvement de hanches en grappling, le jeu de pieds en boxe, le service en tennis. En surf, vous allez apprendre comment tenir votre planche, comment s’allonger dessus pour ramer et ensuite, si vous avez de la chance, comment se mettre debout.
Au début, vous êtes maladroit. Votre esprit jongle la position de vos pieds, de vos hanches, de vos mains, de votre tête, de vos yeux. Tout en se familiarisant avec les sensations que chacun des éléments procure. Avec la pratique, toutes ces choses deviennent instinctives et automatiques en libérant votre esprit pour qu’il puisse ajouter encore d’autres pièces au puzzle et pour que, enfin, vous puissiez faire des « trucs » sur votre planche.

Comment vous vacciner contre le stress

La « pratique délibérée » a une autre raison d’être : le stress. Avez-vous déjà essayé de faire quelque chose de familier alors que vous êtes pressé ou effrayé ? Le résultat n’a probablement pas été brillant. Acquérir une compétence peut déjà être assez difficile. Être capable de l’utiliser sous des conditions stressantes (par exemple, quand vous êtes renversé et tombez de votre planche ou quand votre confortable routine quotidienne d’exercice et d’alimentation est bouleversée) relève d’un tout autre niveau de difficulté.
En général, le stress détériore notre performance… à moins qu’on fasse des situations stressantes une partie de notre « pratique délibérée ». On peut le faire avec ce qu’on appelle « Stress Inoculation Training » (SIT). Vous pouvez voir le SIT comme une « vaccination » : un peu de stress appliqué graduellement et uniquement à un degré que vous êtes capable de gérer vous aide éventuellement d’affronter des situations de plus en plus difficiles.
En l’occurrence, vous pouvez d’abord apprendre quelque chose dans un environnement « zéro stress » : tenir votre planche en restant sur la terre ferme, s’allonger dessus au bon endroit et même ramer, toujours sur le sable. Ensuite, vous ajoutez un peu de stress : vous allez dans l’eau. Ce peut être une mer calme, avec de l’eau jusqu’à votre taille. Ce peut même être une piscine. Un minimum de stress pour commencer.
Puis, vous ajouter un peu plus de stress. Vous irez peut-être jusqu’à ce que l’eau vous arrive à la poitrine, dans la mer avec un peu de vagues. Et ainsi de suite, vous continuez à ajouter une petite dose de stress à la fois. Pour que le SIT marche il faut pratiquer ses compétences délibérément à un niveau juste un peu difficile. Vous devez être concentré sur votre tâche mais toujours en mesure de l’exécuter.
Vous devez convaincre votre corps et votre esprit qu’un peu de stress, ce n’est pas grand-chose. Ensuite, ce qu’il vous restera à faire, c’est définir ce qui est « un peu de stress ». La clé est bien là : la vaccination ne vous ferait aucun bien si elle vous rendait gravement malade. Le SIT est efficace uniquement quand on commence par maîtriser la compétence en question dans un environnement sans stress. Chaque session de pratique, chaque essai devrait être un succès.
Traduction : il ne faut pas avoir les yeux plus gros que le ventre. Soyez réaliste en évaluant votre niveau actuel. Décidez quel sera le niveau suivant de stress approprié et allez-y. Résistez la tentation d’être « au top ».

STRATEGIES 5

Bien, disons que vous êtes « suffisamment bon » avec la compétence basique. Cela libère votre cerveau pour essayer de nouvelles choses. Et ça peut devenir un problème. Même quand vous êtes tout juste « suffisamment bon » pour tenir debout sur une planche de surf, vous serez très tenté de passer directement aux « trucs marrants ».
Souvenez-vous que tenir debout sur une planche est le Lego qui contrôle tous les autres Lego de surf. Si vous ne pratiquez jamais délibérément cette compétence basique de tenir tout simplement debout, si vous n’y devenez pas bon, vraiment très bon, vous n’allez jamais devenir bon à quoi que ces soit d’autre.
De la même manière, les gens qui refusent d’apprendre les bases parce que « les bases, c’est ennuyeux » se retrouvent souvent perdus quand leur routine change ou quand le stress de la vie quotidienne les frappe. Leurs Lego cruciaux de l’alimentation, de l’exercice et de l’organisation sont facilement mis en déroute par des changements même minimes.
Demandez-vous : à quel point vos bases sont-elles solides ? Vos compétences « suffisamment bonnes », pourraient-elles être bien meilleures ? Par exemple, pourriez-vous maintenir vos habitudes alimentaires saines en dehors de votre routine quotidienne ? Ou pourriez-vous incorporez de pratiques de gestion de repos et de stress au lieu d’augmenter la charge d’entraînement ? Ou aider votre élève à améliorer sa technique de tractions même s’il ne sera plus capable de faire autant de répétitions ?
Ces efforts risquent de ne pas impressionner un non-initié. Il dira que 5 parfaites tractions strictes à la barre, « ça ne déchire pas » autant qu’une vingtaine de tractions à la technique approximative. Mais vous, vous savez ce que vous faites. Vous savez que pour devenir un expert il faut ignorer la tentation de paraître un expert. Au contraire, il faut chercher à paraître et à se sentir comme un débutant. Cette en cultivant cette condition de débutant qu’on devient un « maître ».

STRATEGIES 6

La marche à suivre

– Définissez vos objectifs

Le meilleur moyen de changer un système est d’altérer son objectif. Faites-vous de l’exercice pour vous punir pour la crème glacée d’hier soir ? Ou pour améliorer quelque chose comme votre condition physique ? L’entraînement axé sur l’idée de punir devient plus efficace en punition. L’entraînement axé sur l’idée d’améliorer quelque chose aide en effet à améliorer ce sur quoi il est focalisé.

– Identifiez la compétence que vous voulez cibler

Du moment où vous savez pourquoi vous voulez faire cette « chose », trouvez ce qu’elle est exactement. Cela peut être un sport comme le surf, ou le renforcement physique, ou l’alimentation saine.

– Scindez cette compétence en blocs de Lego

Quels sont les petits composants de votre « grande » compétence ? Cherchez aussi profondément que vous pouvez. Le mouvement lors d’un exercice peut commencer avec votre façon de vous tenir debout, de marcher et de respirer (et ces choses-là sont aussi faites d’autres pièces, encore plus petites). L’alimentation saine peut commencer par votre relation avec la nourriture ou bien, par la vitesse avec laquelle vous avez l’habitude de manger.

– Développez un système

Vous ne pouvez pas apprendre tous ces éléments en même temps ou dans l’ordre aléatoire. Vous avez besoin d’une structure, d’une progression et d’un feedback.

– Pratiquez délibérément dans votre zone de stress optimal

Pour développer une compétence vous devez focaliser votre attention là-dessus et pratiquer délibérément, à un niveau de stress qui se situe à la limite de vos capacités mais qui vous permet de réussir tout en faisant des petites erreurs et en en tirant des leçons.

– D’abord, la maîtrise ; ensuite, le stress

Souvenez-vous de l’inoculation du stress. Commencez par maîtriser votre compétence dans un environnement contrôlé, sans stress. Ensuite et seulement ensuite, commencez à ajouter de la complexité et de la difficulté, tout en veillant à toujours réussir vos challenges.

– Considérez l’aide d’un coach

Scinder une compétence en éléments plus simples, les organiser en un système, évaluer la performance sur chaque élément au sein du système et fournir un feedback objectif et une direction est un défi très sérieux. C’est d’autant plus difficile de le faire tout seul. C’est pourquoi même les plus grands coaches demandent de l’aide pour être coachés eux-mêmes.

Les 15 choses à oublier si vous voulez changer votre vie

Histoire de faire suite à l’article « Les 13 choses que les gens mentalement forts ne font pas », voici un autre article qui vous aidera peut-être à résoudre quelques problèmes dans votre vie. Par Kerry Petsinger, à l’origine publié sur www.Lifehack.org

Si vous êtes frustré, si vous vous sentez coincé, il est peut être temps d’apporter quelques changements à votre vie. Sinon, vous allez continuer à vous sentir insatisfait. Comme dit Tony Robbins, « En ne changeant rien, rien ne change ».

Changer sa vie peut être difficile mais si vous voulez des résultats, c’est nécessaire. Heureusement que les conseils sur ce qu’il faut faire dans ce genre de cas ne manquent pas. Mais en réalité, savoir ce qu’il ne faut pas faire est tout aussi important. Alors, voici la liste des 15 choses à oublier si votre vie ne vous satisfait plus.

  1. Oubliez de demander la permission.

Si dans votre vie vous attendez toujours que tout le monde approuve le changement que vous voulez faire, que ce soit en vous lançant dans une nouvelle carrière, en montant votre propre affaire, en déménageant ou en adoptant un nouveau style de vie, vous n’allez jamais changer. Choisissez soigneusement chez qui vous allez chercher l’approbation et filtrez tous les autres.

A faire aujourd’hui : créez la liste des gens dont l’opinion sur votre vie vous importe vraiment.

  1. Oubliez la négativité.

Un état d’esprit négatif ne fait qu’aggraver votre sentiment de mal-être. Voir l’abondance plutôt que la misère, être reconnaissant plutôt que jaloux, vous aidera instantanément à vous sentir mieux. Selon Oprah Winfrey, « Si vous regardiez ce que vous avez dans votre vie, vous auriez toujours plus ; si vous regardiez ce que vous n’avez pas, vous n’auriez jamais assez ».

15 CHOSES - 1

A faire aujourd’hui : créez une « liste de gratitude » et accrochez-la dans un endroit bien visible comme le miroir dans votre salle de bain. Tous les jours, ajoutez-y au moins une ligne, quelque chose qui mérite votre reconnaissance. Vous allez très vite vous rendre compte qu’en réalité votre vie ne manque pas de positif.

  1. Oubliez le passé.

Il se peut que vous ayez été licencié, que vous ayez une histoire de relations compliquées, ou que votre candidature ait été plusieurs fois rejetée lorsque vous postuliez pour un post ou une place dans une école. Devinez quoi ? Tout le monde s’en fout! Vous croyez peut-être que le monde entier a vu vos échecs mais en réalité, pas du tout. Le monde est énorme ; il y a des millions de gens qui n’ont aucune idée de ce que vous avez traversé. Si votre passé vous sépare de la vie que vous voulez avoir, il est temps de faire le nécessaire pour le laisser partir.

A faire aujourd’hui : si vous avez l’impression de porter trop de « bagage », prenez le rendez-vous avec un conseiller, un psy ou un coach, en fonction de votre situation spécifique.

  1. Oubliez la procrastination.

Dans combien de « gouffres » jetez-vous vos heures chaque semaine ? Le temps est votre ressource la plus précieuse. La gaspiller dans des activités abrutissantes peut la tarir très rapidement. Si pour vous la procrastination est un problème, tâchez de prévoir tous les jours votre emploi du temps. Noter les « choses à faire » vous aidera à assurer qu’elles le soient effectivement mais aussi à visualiser où votre temps va en abondance et quelles tâches n’en bénéficient pas assez.

A faire aujourd’hui : notez votre emploi du temps pour demain.

  1. Oubliez la gratification immédiate.

Avec la gratification immédiate vous pouvez vous sentir bien tout de suite. Mais à long terme c’est tout sauf une bonne chose. Prenez vos décisions depuis votre futur. Pensez à celui ou celle que vous voulez devenir et basez vos décisions d’aujourd’hui sur ce que vous voulez être demain. Par exemple, si votre objectif à long terme est de consacrer une année entière à voyager à travers le monde, vous allez devoir mettre de l’argent de côté pour ce projet. Alors, quand vous êtes tenté d’acheter un nouveau smartphone ou une nouvelle voiture, réfléchissez d’abord qu’est-ce que votre future « moi », celui qui voyage à travers le monde, préférerait : que vous dépensiez cet argent maintenant ou que vous le mettiez de côté ? Il est très probable que votre futur « moi » vous sera reconnaissant d’avoir gardé cet argent dans votre cagnotte.

15 CHOSES - 2

A faire aujourd’hui : quand vous achetez quelque chose, vérifiez qu’il n’y ait pas d’option plus économique et le cas échéant, réservez l’argent ainsi économisé à vos projets futurs.

  1. Oubliez les « normes culturelles ».

Peu importe si la société dise que 5 jours sur 7, de 9 heurs à 17 heures vous devez faire un travail (que vous détestez) pour partir à la retraite à 65 ans. Si ce n’est pas le style de vie que vous aimez, donnez-vous la liberté de casser les normes.

A faire aujourd’hui : trouvez une personnalité ou un personnage qui a réussi en « cassant » les normes qu’on lui imposait et faites-en votre source d’inspiration.

  1. Oubliez le temps que ça peut prendre.

L’objectif qui nécessite plusieurs années pour être atteint peut être intimidant. Mais s’il s’agît de quelque chose que vous désirez du fond de votre cœur, c’est parfaitement acceptable. Que vous avanciez ou pas vers cet objectif, un jour vous aurez quand même 10 de plus qu’aujourd’hui. Et si ce jour-là vous voulez être plus satisfait que maintenant, il vaut mieux que vous fassiez le premier pas tout de suite.

A faire aujourd’hui : formulez un grand objectif pour les 10 prochaines années de votre vie.

  1. Oubliez les gens « toxiques ».

Les gens « toxiques » peuvent rapidement vous vider de positivité et d’espoir. Comme le dit le businessman Jim Rohn, « Vous êtes la moyenne des 5 personnes avec qui vous passez le plus de temps ». Passer votre temps avec des gens « toxiques » peut être votre grand problème si vous n’êtes pas satisfait par votre vie. Si vous souhaitez être plus satisfait, essayez de passer plus de temps avec les gens qui font déjà ce que vous voudriez faire ainsi que les gens qui voient la vie de manière extrêmement positive. Vous entourer de personnes qui vous encouragent et qui veulent croire en vous vous aidera à retrouver l’espoir et la confiance en vous.

A faire aujourd’hui : identifiez les 5 personnes avec lesquelles vous passez la plus grande partie de votre temps. Y a-t-il parmi elles une personne « toxique » ?

  1. Oubliez de tout planifier.

Si vous attendez d’avoir tout planifié dans le moindre détail avant de démarrer un nouveau projet, vous n’allez jamais le démarrer. Il est très facile de s’enliser dans la « paralysie de l’analyse » : quand vous ne faites que collecter l’information sans vraiment avancer.

15 CHOSES - 3

A faire aujourd’hui : décidez, au sujet d’un de vos objectifs, que vous avez suffisamment d’information pour vous mettre en route. Vous pouvez toujours continuer à apprendre ce dont vous avez besoin en cours de réalisation mais sans ce tout premier pas votre objectif ne sera jamais atteint.

  1. Oubliez d’accuser les autres.

Entretenir la colère envers quelqu’un qui vous a blessé vous fait mal et vous empêche de vivre une vie pleine de bonheur que vous méritez. Alors, oubliez de gaspiller votre temps à reprocher aux autres la situation ou vous vous trouvez aujourd’hui. Cela ne vous fera aucun bien. Ca ne veut pas dire que vous devez oublier tous les torts qu’une certaine personne vous a faits. Ca veut seulement dire que vous n’allez pas laisser vos souvenirs de cette personne continuer à vous pourrir la vie dans les années qui viennent.

A faire aujourd’hui : focalisez sur le positif dans votre avenir.

  1. Oubliez de focaliser sur le matériel.

Plusieurs études montrent que, passé un certain point, avoir plus d’argent et de possessions matérielles n’apporte pas plus de bonheur et de satisfaction. En réalité, vous n’avez besoin que de peu de choses pour être heureux : sécurité, nourriture pour votre corps, connexion avec les autres, un travail stimulant et qui a du sens et le sentiment que vous faites partie de quelque chose plus grand que vous-même. Vous n’avez pas besoin d’un million de nouveaux jouets et de derniers gadgets à la mode. Ça n’a pas d’importance que tout ce que possèdent vos voisins paraisse plus neuf ou luxueux. Oubliez ça.

A faire aujourd’hui : prenez l’habitude de « désencombrer » votre quotidien en commençant par un tiroir quelque part chez vous. L’habitude de « désencombrer » vous libérera du matérialisme tout en augmentant votre espace physique et mental pour laisser la place aux choses que vous aimez vraiment.

  1. Oubliez votre incertitude.

Quand vous envisagez de faire un changement dans votre vie, votre esprit peut se perdre dans tous les « Et si ?… » Vous savez quoi ? Il y aura toujours de l’incertitude. Vous ne connaîtrez jamais l’avenir. Savoir accepter cette incertitude et prendre conscience que vous allez devoir prendre des risques pour avancer est la clé pour être satisfait.

15 CHOSES - 4

A faire aujourd’hui : pensez au grand rêve de votre vie. Et quand les doutes commenceront à remplir votre esprit, remplacez-les par leur version positive en pensant à tout le bien que la poursuite de ce rêve pourra vous apporter. Par exemple, si vous voulez monter une affaire mais la première chose qui vous vient à l’esprit quand vous y pensez est « Et si j’échouais ? », remplacez cette pensée par « Et si j’y arrivais ? ». Laissez ensuite libre cours à votre imagination.

  1. Oubliez de vouloir changer tout à la fois.

Si vous n’êtes pas satisfait de votre vie il peut être tentant de la changer entièrement d’un seul coup. En réalité, focaliser chaque semaine sur une seule habitude pourrait être une meilleure option. De cette manière vous seriez capable d’analyser à quel point vos efforts sont productifs et le cas échéant, apporter quelques modifications. Souvent je recommande de commencer par l’exercice physique puisque c’est un anti-dépressif naturel qui nous donne la sensation de force et de contrôle.

A faire aujourd’hui : choisissez un domaine de votre vie que vous voudriez changer. Pour chaque jour de la semaine notez un petit objectif en rapport avec ce domaine (par exemple, préparer et apporter au travail un déjeuner sain plutôt que d’aller en chercher un au fast-food). Au fur et à mesure que vous atteignez vos « petits » objectifs, vous accumulerez l’inertie qui peut-être vous manque pour atteindre des objectifs plus importants (par exemple, mangez sain 90% du temps).

  1. Oubliez d’attendre que quelqu’un d’autre vous guide.

Si vous voulez changer quelque chose dans votre vie, il y a des chances que quelqu’un que vous connaissez a des objectifs similaires. Choisissez d’être un leader et cherchez ces gens-là. Vous n’êtes pas satisfait de votre santé ? Trouvez un ami avec qui préparer des repas sains ou un collègue de travail avec qui faire de l’exercice pendant la pause du midi.

A faire aujourd’hui : pensez à quelque chose que vous voulez faire depuis longtemps. Envoyez des e-mails à vos amis ou collègues de travail pour demander si quelqu’un serait intéressé de se joindre à vous dans votre « mission ».

  1. Oubliez de faire ça tout(e) seul(e).

Quand vous souhaitez changer votre vie, commencez par trouver quelqu’un à qui rendre vos comptes. Ce peut être un membre de votre famille, un(e) ami(e), un coach ou un mentor. Avoir quelqu’un qui vous encourage, vous inspire et vous aide à garder le cap quand vous êtes découragé est extrêmement important.

A faire aujourd’hui : demandez à quelqu’un d’être celui ou celle à qui vous rendrez compte des changements que vous apportez à un domaine spécifique de votre vie.

En résumé :

Se sentir insatisfait de sa vie est pénible. La bonne nouvelle est que votre vie est une histoire et c’est vous qui en écrivez la majeure partie. Évidemment, il y aura dans votre existence plusieurs choses sur lesquelles vous n’aurez aucun contrôle. Mais être reconnaissant, s’entourer des gens positifs, accepter l’incertitude et définir ses objectifs vous aidera énormément.