Qualité

by Alexey on 26 janvier 2011

Même l’objet en apparence aussi simple qu’un Kettlebell peut être fabriqué avec soin et souci de qualité – ou pas…

Voici quelques définitions du mot « qualité » données par le dictionnaire « Larousse » :

  • Ensemble des caractères, des propriétés qui font que quelque chose correspond bien ou mal à sa nature, à ce qu’on en attend.
  • Ce qui rend quelque chose supérieur à la moyenne.
  • Chacun des aspects positifs de quelque chose qui font qu’il correspond au mieux à ce qu’on en attend.
  • Trait de caractère, manière de faire, d’être que l’on juge positivement.

Soyons clairs, la qualité a toujours été plus ou moins le synonyme du luxe. Dans l’Antiquité déjà, les meilleurs artisans (pensez Phidias, Myron, Praxitèle) étaient connus bien au-delà de leurs villes ou pays d’origine et convoités par les plus puissants (tel Lysippe engagé par Alexandre Le Grand pour faire une sculpture à son effigie). Avec la loi de l’offre et de la demande, leur travail devenait de plus en plus cher, accessible uniquement aux plus aisés. La médiocrité était réservée aux « pauvres ».

La révolution industrielle aurait pu changer la donne, en tout cas pour les produits de consommation courante. Il aurait suffi de bien régler le processus technologique et toutes les chemises à carreaux, les assiettes en céramique et autres scies à métaux seraient uniformément de qualité bien au-dessus de médiocre.

Malheureusement, certains fabricants sans scrupules ont vite compris où il faut aller pour chercher une meilleure rentabilité. Plutôt que d’innover, d’inventer des nouveaux produits plus attrayant et/ou plus efficaces, ils ont emprunté la voie de la facilité. Ils ont découvert qu’en raccourcissant le processus technologique, en supprimant les opérations de finition, en utilisant les matériaux de base moins chers (parce que de mauvaise qualité),  ils gagnent sur deux tableaux à la fois:

  • en amont, ils minimisent les coûts de production ;
  • en aval, leurs produits se détériorent plus vite et alors, le consommateur est obligé d’en racheter.

Aujourd’hui, en 2011, rien n’a changé. En ces temps de crise, la rentabilité est devenu la première condition de survie. A l’affût de tout ce qui est nouveau, certains se saisissent des modes et tendances, inondent le marché de leurs produits à bas prix – parce que de basse qualité (quitte à dégoûter le consommateur), empochent leurs bénéfices et passent à autre chose.

Le consommateur/client est réduit à son portefeuille. Pour l’ouvrir, la technique est désormais bien connue de tous – faire miroiter un retour énorme sur l’investissement finalement modeste :

  • réglez vos problèmes de santé avec un yaourt !
  • transformez-vous en un « lover » irrésistible avec un déodorant !
  • retrouvez votre statut de chef de famille avec une perceuse !

Le monde de la culture physique et généralement, du bien-être n’échappe pas à ce fléau. A la limite, on se moque bien des shorts amincissants et autres sirops pour les paresseux qui croient qu’après avoir négligé leur corps pendant des années, ils vont le retrouver « comme avant en mieux » au bout de quatre semaines – et sans effort, s’il vous plaît ! Après tout, les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Ca devient plus grave quand on commence à appliquer les mêmes méthodes au domaine de l’exercice.

« Obtenez un corps de rêve avant les vacances d’été (détail important) ! 5 minutes d’exercices trois fois par semaine suffisent! »  Martelé par des modèles taillés comme des sculptures antiques, le message prend le dessus sur le libre arbitre. Le consommateur/client veut lui aussi être rentable. Avoir le maximum (d’effet et de qualité) pour un minimum (d’argent, de temps, d’effort).

Sauf que… ça ne marche pas ! Toute l’histoire de la civilisation humaine nous a appris que, luxe ou pas, la qualité se paye. Mêmes s’il ne s’agît pas de se ruiner, de crever à la tâche ou de passer des journées entières dans une salle de sport (y’en a qui le font !).

Le Kettlebell n’échappe pas à la règle. Un vendeur « compétent » nous fera valoir que ses Kettlebells sont de 10 ou 20 Euros moins chers que chez la concurrence. Et, rongés par l’appât de ce « gain » inattendu, on va marcher.  Voilà ce que ça va donner un an plus tard :

Qualité RKC vs "qualité" d'un fabriquant opportuniste

Qualité RKC vs "qualité" d'un fabriquant opportuniste

A gauche on peut voir un Kettlebell RKC de 24kg utilisé quotidiennement depuis 2 mois. A droite, un Kettlebell également de 24kg fabriqué par un producteur non spécialisé, vendu par un de ces sites qui chacun prétendent être le « number one » de vente du matériel sportif en France. Ce Kettlebell a été utilisé pendant un an, jamais à l’extérieur, jamais cogné, tombé ou « brutalisé » de quelque manière que ce soit. L’image se passe de commentaires.

* Aujourd’hui, presque un an depuis la mise en ligne de cet article, ce Kettlebell RKC que j’utilise quasiment tous les jours dans différents exercices (notamment, les Arrachés) n’a pas changé.

Les Kettlebells gainés dans du plastic couleur fluo n’en sortiront pas mieux. Ils font joli quand ils sont tout neuf mais le seul moyen de conserver cette « beauté » est de… ne pas y toucher. Et encore, les changements de température y viendront à bout tôt ou tard. On va quand même pas nous faire croire que ce plastique est de qualité aéronautique. Ces Kettlebells coûteraient probablement un poil plus cher…

Un autre aspect du problème de la qualité, beaucoup plus grave, est la qualité de l’enseignement. Une discipline encore peu connue attire fatalement les petits malins qui veulent capitaliser sur l’ignorance du public. Quelques vidéos visionnées sur Internet, au mieux, un livre lu en diagonale, un mois ou deux de pratique personnelle et voilà un nouvel instructeur « tendance » prêt à bénir par ses lumières les pauvres quidams ignorants. Les effets de ce genre d’enseignement sur la forme, la santé, l’intégrité physique des clients sont faciles à deviner…

Comment lutter contre ce genre d’abus ? Faire appel à l’Etat ? Ca aurait un sens si ses représentants connaissaient toutes les nouvelles méthodes et disciplines mieux que leurs inventeurs et pratiquants. Encore plus, si, au lieu de mettre des haies en amont, ils s’employaient à contrôler les nouveaux instructeurs, voire « gurus » en aval. On en est encore loin.

La dénonciation n’est pas une bonne solution non plus. Sans parler de l’aspect moralement douteux de cette démarche, comment être sûr d’avoir raison à chaque fois ? Et il faut vouloir gérer les procès en diffamation qui ne vont pas tarder à suivre.

Non, le seul moyen de défendre la qualité est d’en apporter le maximum soi-même. C’est ce que la communauté RKC fait depuis 10 ans partout dans le monde où elle est présente.

Les Kettlebells RKC sont devenus l’étalon de la qualité pour les fabricants du matériel de préparation physique. Mêmes si le processus de leur fabrication est deux fois plus long que chez les concurrents « gros volumes », leur qualité est 10 fois meilleure. Mieux, elle est constamment sous contrôle grâce au feedback du réseau des distributeurs officiels. Le processus technologique est amélioré et affiné en permanence pour rendre nos Kettlebells encore plus résistants aux chocs et à l’usure.

La même démarche vaut pour l’enseignement. Nos méthodes sont nées à la fin du 19ème siècle et ont été remises à jour, enrichies et adaptées par les meilleurs entraîneurs et scientifiques de l’URSS. Elles ont été en permanence testées et utilisées par des centaines de milliers des sportifs soviétiques avec les succès qu’on leur connaît. Aujourd’hui, nos méthodes continuent à être étudiées et enrichies par les membres de la communauté RKC, autant des « simples » pratiquants que des chercheurs, médecins de sport, ostéopathes et coaches du niveau olympique.

Pourquoi ? Parce que le système RKC à été fondé et développé par les vrais enthousiastes du Kettlebell et de la culture physique. Notre but n’est pas de gagner un max de fric ou de devenir célèbre. Notre but est de partager notre savoir et surtout, notre volonté de s’améliorer, de devenir plus forts, mieux capable d’affronter les épreuves de la vie – à notre propre bénéfice comme au bénéfice de nos proches, nos amis et pourquoi pas, du monde qui nous entoure. OK, ce sont peut-être des grands mots mais on est comme ça chez RKC, un peu idéalistes. Et ça marche ! La preuve est que la communauté RKC n’arrête pas de grandir : aujourd’hui nos instructeurs sont présents dans tous les Etats des USA et dans 42 pays au travers le monde (bientôt, un stage de certification RKC en Corée du Sud).

Bref, notre démarche est simple : on met sur le marché les produits et l’enseignement de la meilleure qualité possible et on fait confiance au client/consommateur pour faire le choix qui serve au mieux ses intérêts. Après, tous ce qu’il nous reste à dire est : Bienvenu dans la communauté RKC !

Force & Santé !

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